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Plantes médicinales au Jardin des Plantes
À la découverte des plantes médicinales du Jardin des Plantes, de l’histoire des « simples » et d’un lien inattendu avec la sophrologie.
À l’occasion de ses 400 ans, le Jardin des Plantes propose « La gastronomie des simples », une magnifique promenade végétale consacrée aux plantes utilisées depuis des siècles en cuisine et en phytothérapie.
Les « simples » étaient autrefois les plantes médicinales utilisées comme remèdes, par opposition aux préparations plus complexes élaborées par les apothicaires. La « gastronomie des simples » rappelle ainsi combien alimentation, botanique et médecine ont longtemps entretenu des liens étroits.
Un jardin né pour les plantes médicinales
Cette thématique fait directement écho à l’histoire du lieu : en 1626, sous l’impulsion de Guy de La Brosse, médecin de Louis XIII, est décidé le principe d’un Jardin royal des plantes médicinales. Le terrain est acquis quelques années plus tard et le Jardin ouvre au public en 1640.
Sa vocation est alors de cultiver et d’étudier les plantes utilisées pour soigner, mais également de former les futurs médecins et apothicaires : au XVIIe siècle, connaître les plantes fait pleinement partie de la formation médicale.
Progressivement, le Jardin élargira son champ d’étude à l’ensemble du monde naturel et deviendra l’un des berceaux du Muséum national d’Histoire naturelle.
Quatre siècles plus tard, la mise en valeur des plantes médicinales constitue ainsi un émouvant retour aux sources.
Quelques « simples » bien connus
La menthe, le romarin, la sauge, la mélisse ou encore la camomille ont été utilisées dans différentes traditions pour leurs propriétés aromatiques et médicinales.
Beaucoup ont cette particularité d’être à la frontière entre la cuisine et la pharmacopée : elles parfument un plat, une tisane ou un jardin tout en ayant fait l’objet d’usages thérapeutiques au cours de l’histoire.
Dans le cadre de ce parcours, le Muséum propose quatre thématiques : le sommeil, la digestion, le cerveau et la circulation, dans l’esprit de cette « gastronomie des simples ».
Cette histoire mérite cependant une petite précaution : naturel ne signifie pas forcément inoffensif. Certaines plantes possèdent de véritables principes actifs qui peuvent interagir avec des médicaments, comme par exemple le millepertuis, connu pour modifier l’action de nombreux traitements.
L’utilisation thérapeutique des plantes mérite donc conseil et discernement.
Et la sophrologie ?
La sophrologie n’est pas de la phytothérapie et n’a pas vocation à prescrire des plantes médicinales.
Le lien se situe ailleurs.
Se promener dans un jardin botanique, observer une plante, sentir son parfum, remarquer ses couleurs ou simplement ralentir son pas nous ramène naturellement vers les sensations et l’instant présent.
C’est une démarche que l’on retrouve en sophrologie : porter attention à sa respiration, aux sensations du corps et à ce qui est présent ici et maintenant, sans chercher immédiatement à l’analyser.
Cette promenade botanique est une belle occasion d’expérimenter cette qualité d’attention. Marcher quelques minutes sans téléphone, observer les formes et les couleurs, écouter les bruits du jardin, sentir l’air lorsque l’on inspire…
Rien de spectaculaire. Simplement une manière de redevenir un peu plus présent à ce qui nous entoure et à nous-mêmes.
Et si cela ne vous vient pas naturellement ? Si vos pensées continuent de vagabonder et que l’instant présent semble vous échapper, vous pouvez essayer un exercice très simple.
Nommez cinq choses que vous voyez. Puis cinq sensations corporelles que vous percevez : l’impact de vos pas sur le sol, l’air sur votre visage, la chaleur du soleil sur votre peau… Puis cinq sons que vous entendez.
Recommencez tranquillement si nécessaire.
Et lorsque vous vous sentez davantage revenu dans l’ici et maintenant, il ne reste plus qu’à profiter de ce merveilleux jardin.